Développement personnel & Psychologie

Peur de l’inconnu ? : La Patience !

S’ il y a une vertu dans ma vie avec laquelle j’ai du mal … c’est la patience. Pendant ce confinement, celle-ci est d’ailleurs pour nous tous mise à rude épreuve. C’est ainsi que j’avais envie d’écrire sur la patience ou plutôt des causes profondes de notre impatience. Pourtant depuis ma tendre enfance, j’ai subi de nombreuses épreuves : la plus dure certainement la maladie de ma mère. Durant ma jeunesse et mon adolescence cette maladie m’aura confronté à ce devoir de patience. Devoir être courageuse, garder son sang froid et sa constance afin de ne pas sombrer. Mais cette attente aura été mon jumeau pendant toutes ces années. Demeurer sans arrêt dans l’attente : l’attente des examens puis des résultats, ces délais sans cesse trop longs, l’attente ou l’espoir devrais-je dire d’une amélioration, l’attente de voir sa mère revenir de l’hôpital. L’attente de ne plus être seule « à attendre » et voir ainsi sa vie reprendre le cours normal d’une vie « normale ». A mon sens l’attente rime avec la patience. Elles sont indissociables comme des jumeaux côte à côte. Et bien d’autres difficultés de la vie m’auront ainsi imposé la pratique de la patience. Et c’est ainsi que ma réflexion m’amène à cette question ? Pourquoi je n’arrive pas à m’accorder avec cette vertu qu’est la patience alors qu’elle m’a été imposée toute ma vie ?!

Les échéances qui nous rassurent ! Nombres d’entre vous auront du mal à l’idée d’attendre, c’est ainsi que nous préférons avoir des échéances. Savoir que le confinement durera 10 jours de plus par exemple peut-être plus mais au moins nous avons une date ! Nos vies sont très souvent régies par des échéances. Dans notre environnement, nous le constatons à travers le cycle des saisons datées, nous vivons également au rythme de notre montre. Notre esprit a besoin de notion spatio-temporelle. A l’école, la vie scolaire est alternée entre vacances et échéances d’examens. Au travail, nous vivons une vraie course contre la montre rythmée entre réunions, dead-line, projets, objectifs quantitatifs et qualitatifs. Dans notre vie sociale, nos calendriers se remplissent à vitesse grand V. Puis dans nos vies personnelles, les projets s’enchaînent au gré de notre évolution. Prenons la grossesse qui nous rappelle les cycles de la femme. En réalité toute notre existence est conditionnée par des échéances ou projets. Sans projets nous avons le sentiment d’être comme paralysés, vidés voir morts. Ces évènements datés sont ainsi mesurés dans le temps ce qui nous rassure. Mais dans d’autre cas il y a des situations que nous pouvons mesurer !

L’inconnu nous angoisse ! Ne pas avoir d’échéance c’est donc ne pas savoir et par conséquent ne pas contrôler. Aller vers l’inconnu … ce qui peut terroriser certains … car l’inconnu renvoie dans les consciences à une image de vide ! Ce que j’appelle parfois pour m’amuser le vide intersidéral. Ces évènements que nous ne pouvons contrôler sont redoutables pour notre moral. Des incertitudes qui s’imposent à vous comme le privilège d’avoir un enfant ou non ? Et quand ? La joie de vivre un amour qui vous rendra heureux, un devenir professionnel … et bien d’autres sujets. Dans d’autres cas la fatalité s’imposera face à votre destin : comme la mort d’un proche, une catastrophe naturelle, une crise sanitaire comme nous la vivons actuellement … Il en est ainsi et nous devons malheureusement apprendre que la vie réserve de belles surprises mais qu’elle est aussi éprouvante. C’est donc grâce à notre capacité de résilience que chaque individu ressortira grandi face à ces épreuves.

Détecter la cause profonde de son manque de patience ! Ne pas savoir, résonnera pour beaucoup comme une torture. Et je fais partie de ces personnes qui détestent l’imprévu et l’inconnu. Oui je l’avoue j’aimerais parfois connaître le futur pour ainsi me rassurer. Ne pas avoir de visions sur l’avenir c’est pour moi comme si on me jetait dans le vide ou dans un trou noir. Ne pas voir la sortie m’angoisse au plus profond de mon être. Le vide me fait peur qu’il soit au sens propre ou au sens figuré, le vertige me paralyse. J’ai d’ailleurs compris grâce à ce confinement qu’il me fallait vaincre cette angoisse. En réfléchissant profondément au sujet, ce n’est pas le manque de patience mon problème car dans certaines situations j’arrive très bien à m’armer de patience. Je dirais plutôt que je suis une hyperactive qui refuse le vide et qui a besoin sans arrêt d’être en action physiquement et mentalement. Sans cela, j’ai le sentiment d’attendre, d’être dans le vide, d’être morte ce qui me rappellera un sentiment liée à l’enfance. Voilà la cause profonde de mon « manque de patience ». Si je vous exprime mon ressenti c’est que je crois qu’avant de vous qualifier « impatient(e)s » il faut d’abord identifier la cause profonde de ce mal. Cette blessure qui vous aura conduit à ce manque de patience et qui vous permettra de travailler ainsi à mieux appréhender l’attente. Posez vous les bonnes questions pourquoi vous manquez de patience : Avez vous eu un choc émotionnel dans votre vie ? Une blessure liée à l’enfance ? Est-ce un mode de fonctionnement d’un parent que vous auriez reproduit ? Avez-vous un besoin de combler un vide ? Une peur de l’ennui ? Votre peur du vide serait-elle liée à une peur de la mort ? Tant de questions à se poser pour mieux comprendre ce mécanisme.

Comment s’armer de patience ! Je ne vais pas vous faire un cours puisque moi-même j’ai dû mal à être patiente. J’essaie simplement de vivre le moment présent comme évoqué dans mes articles ici et . Je travaille l’ancrage notamment avec les 7 chakras qui m’aident à mieux m’harmoniser. Je fais de la méditation tous les jours depuis plus de 2 ans. Mais je suis aussi en train de comprendre que ce n’est pas en s’inondant d’activités qu’on arrive à être plus patients. Être hyperactif, c’est juste un mode de protection pour déplacer un problème et fuir une angoisse qui nous terrorise. Pour ma part la peur du vide. Je vais donc me forcer à prendre le temps de me poser et « ne rien faire ». J’ai bien peur que ce soit impossible ahaha. Mais en fonction de ce que vous aurez découvert comme blessure confrontez vous à celle-ci, revivez là ! Peut-être que cela vous aidera à l’exorciser. Bon courage à tous dans ses moments. Et une personne m’a dit dernièrement « la patience est la reine des vertus ! » Alors devenons reines !!

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